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 [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège?

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Dans l'ensemble, trouvez-vous les adaptations cinématographiques que vous avez pu voir satisfaisantes?
1) 100% satisfait ; qu'elles soient proches ou volontairement éloignées, les adaptations ont toujours leur intérêt.
3%
 3% [ 1 ]
2) Cela ne fonctionne pas toujours, mais dans l'ensemble, c'est souvent réussi.
12%
 12% [ 4 ]
3) Le rapport bonnes/mauvaises adaptations s’équilibre. Il n’est pas facile d’établir une tendance.
67%
 67% [ 22 ]
4) Les adaptations font la plupart du temps de mauvais films ; les quelques rares réussites sont celles qui confirment la règle.
18%
 18% [ 6 ]
5) Les adaptations, qu'elles soient proches ou éloignées, mènent toujours à un cuisant échec. Mais je pense qu'il ne faut pas abandonner l'idée.
0%
 0% [ 0 ]
6) Un livre est inadaptable par essence. Il faut abandonner ce procédé.
0%
 0% [ 0 ]
7) Autres
0%
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Total des votes : 33
 

AuteurMessage
Eaël



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MessageSujet: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 13:15

Suite à un début de discussion au sujet du troisième volet d'Harry Potter au cinéma par Alfonso Cuaron, qui marqua un tournant esthétique et scénaristique, dans l'adaptation de la saga, je me permets d'ouvrir ce Sujet.

Vous pouvez retrouver la discussion qui a inspiré ce débat, dans la Section "Culture et Divertissement", Sujet "Quel est le dernier film que vous avez vu".
http://www.disneycentralplaza.com/t21241p400-quel-est-le-dernier-film-que-vous-avez-vu

Tout est parti d'Harry Potter, mais il est évident que les questions qui se sont posées et les principales prises de positions valent pour toute adaptation.

Aux fondements de ces débats il y a, en gros, de grands "camps" chez les spectateurs/lecteurs : la guerre viscérale entre les partisans de l'adaptation fidèle et ceux qui prônent la singularité de l'œuvre cinématographique! Pour les uns, l'intelligence d'une adaptation est de faire honneur au livre avant tout ; pour les autres, la vraie intelligence est de créer une œuvre à part qui garde sa propre personnalité! (Je reprends mes propres termes sur l'autre Sujet).

Sur ce Sujet, donc, plusieurs questions se posent principalement :
- Quelle est votre définition d’une adaptation réussie ou idéale ?
- Quelle est votre avis sur l’ensemble des adaptations que vous avez pu voir (Sondage) ?
- Quels sont vos meilleurs films ? Vos pires films dans le domaine des adaptations ?

Les adaptations sont omniprésentes, depuis le début du cinéma, et de plus en plus depuis quelques années où, hélas, l’inventivité des scénaristes est en berne, contraints de recycler des franchises ou de se servir de l’immense base de données narratives que représente la littérature !

Il y a des adaptations très connues qui ont connu un succès retentissant : Autant en emporte le vent ou Les révoltés du Bounty pour citer des films anciens ; mais bien sûr plus récemment Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Le Silence des Agneaux avec les films qui s’ensuivent, Le Monde de Narnia. Mais il y a des adaptations peut-être moins connues mais qui ont pourtant inspiré des films à succès : Forest Gump, Fight Club, Big Fish

La frontière entre cinéma devient très poreuse quand les écrivains eux-mêmes revendiquent s’inspirer du cinéma ou même, écrire dans l’idée de se faire adapter ! Ainsi, Thomas Harris, inventeur d’Hannibal Lecter, à écrit Young Hannibal en préparant en même temps lui-même le scénario de l’adaptation.

Aussi, on ne peut nier l’influence qu’ont dû avoir sur J. K. Rowling le fait de visionner les adaptations de ses propres histoires, de voir ses romans prendre vie avec une musique, des acteurs, une esthétique alors que sa saga n’était même pas terminée ! C’est, selon moi, une grosse erreur de ne pas avoir attendu que l’écriture soit terminée, car l’influence peut avoir légèrement dénaturée la façon dont elle traitait ses histoires.

J’ai un avis sur cette vaste question de l’adaptation, mais je n’ai pas encore le temps poster mon analyse qui risque d’être longue. Et puis, j’ai besoin d’y réfléchir encore un peu. Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai voté pour la solution n°3 du vote ; le problème, c’est que je n’ai pas lu assez encore pour vraiment me faire une idée assez fiable du paysage des adaptations. Mais pour la petite cinq-six adaptations dont j’ai lu le livre d’origine, je n’en tire pas un bilan très positif. En fait, je dirais que c’est souvent pas terrible ; mais quand c’est génial, cela ne l’est pas à moitié !

Voilà. Je rends l’antenne et, dans l’attente de la reprendre pour vous donner mon avis ou réagir aux vôtres, je vous laisse vous exprimer !

Au plaisir de vous lire !




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_Lili_



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 14:08

Je suis pour un adpatation fidèle du livre, en fonction des contraintes qu'impose le cinéma. En fait, ça me tient à coeur, cette histoire, car je suis ce qu'on appelle une "petite lectrice". Je lis moins de 5 livres par an. Pour que je lise, faut vraiment que le livre me passionne et me captive. Une fois que l'auteur m'a embarqué, le tour est joué. Alors quand un livre dont je n'ai pas pu décrocher est adapté au cinéma, j'attends à retrouver cette ambiance, les fondements de l'histoire, les personnages et les évènements qui m'ont tenu accrochée au livre. Je dirais que les bonnes adaptations et les ratées, c'est 50/50. J'ai donc voté pour le choix 3. Il peut y avoir du très bon, comme du très mauvais. Après je pense que la sensibilité du spectateur rentre aussi en jeu.

Les adaptations que j'ai pu lire avant de voir le film :
_ Les Harry Potter : il y a du très bon et du très mauvais. Petit classement de la meilleure adaptation à la pire :
1. Harry Potter et la Coupe de Feu
2. Harry Potter à l'Ecole des Sorciers
3. Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 1
4. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
5. Harry Potter et la Chambre des Secrets
6. Harry Potter et l'Ordre du Phénix
7. Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

_ Les Twilight : Là, j'ai pas grand chose à redire. C'est très fidèle et c'est agréable de voir les livres défilés sous nos yeux.

_ 4 filles et un jean : Malgré quelques incohérences qui a fermé la voix à une adaptation des romans 2 et 3, l'adaptation est très bonne et on retrouve toutes les émotions du livre. Pour le deuxième film, je n'ai pas été au bout du 4ème volume donc je ne peux pas dire si l'adaptation est bonne.

_ Le diable s'habille en Prada : Le film est beaucoup plus grand public que le livre. Il est moins cynique, plus light mais pas moins drôle. J'ai cela dit beaucoup de tendresse pour le film autant que pour le livre.

_ Les Narnia (J'ai lu les deux premiers tomes) : Le livre m'a ennuyé au possible. C'était plat, très moraliste, très pompeux et on sent bien que ça a été écrit dans les années 50. Le lvire m'avait tellement déplu que je ne suis même pas allée voir le premier film au cinéma à sa sortie. Je l'ai découvert plus tard sur Canal +. Le film m'a émerveillé et a gommé tout ce que j'aimais pas dans le livre. Une adaptation qui surpasse de loin le livre.

_ Quelques Stephen King : Il y a un peu de tout là aussi.

Après, il y a les livres que j'ai lu après qu'il aie été adapté dont Bridget Jones et j'ai bien fait, car il y a une réellement différence de traitement (style et ton) entre le film et le livre. J'aurais été déçu du film. Si j'avais d'abord lu le livre. Je pense que c'est la raison pour laquelle j'aime moins le deuxième volet. J'ai d'abord lu le livre et le film est donc un peu fade à côté. Quelques King et quelques Anne Rice : là pareil, il y a à boire et à manger ^^



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 15:23

Bonne idée d'ouvrir ce topic! En parcourant votre débat sur Harry Potter j'étais tentée de participer, mais mes souvenirs des premiers visionnages commencent à dater et surtout, j'ai trop décroché de HP pour pouvoir m'impliquer dans cette discussion corps et âme! Mais globalement, mon avis rejoint celui de _Lili_ et Eaël, à la différence que mon 3e tome n'était pas mon préféré (c'était le 4e et donc pour moi, c'est là que le bât blesse).

Une petite review rapide (je vais éviter d'en faire mais je préviens qu'il y aura peut-être quelques spoilers):
-le 1er: une révélation. Il faut dire que c'est tombé en plein dans ma période où j'étais absolument fan de Harry Potter. Les affiches m'avaient fait languir et le film avait été un choc! La musique (nom de dieu, ce thème!) de John Williams, dès les premières minutes alors que le logo de la WB apparaît m'avait clouée au fauteuil. J'avais trouvé les acteurs bien choisis (sauf pour Daniel Radcliffe, à l'époque je pouvais encore le supporter mais déjà ça m'énervait de voir ses cheveux bruns bien coiffés et ses yeux bleus alors que dans le livre on ne cessait de lire à quel point ses cheveux noirs étaient ébouriffés, et ses yeux, vert (ceux de sa mère!). Mais j'adorais les acteurs qui faisaient Dumbledore, Snape, McGonagall, Hagrid (aaah, Hagrid... c'était le bon temps). L'ambiance était magique, vraiment. Je me souviendrais toujours du train, l'arrivée à Poudlard, la nuit, sur les bateaux... le grand hall avec les bougies flottantes. Bref, j'ai adoré. J'ai juste été déçue de ne pas retrouver toutes les énigmes à la fin (notamment celle avec les potions), mais globalement j'avais retrouvé ce que j'aimais du livre, j'étais conquise.

-le 2e: il faut savoir que déjà à l'époque c'était le livre que j'aimais le moins, ça a dû jouer. Je l'ai pas beaucoup aimé. Pourtant j'ai pas grand chose à critiquer, il était assez semblable au premier... peut-être trop en fait, jusqu'aux thèmes de John qui se répétaient. Je ne me souviens plus tellement de ce film là donc je ne vais pas m'attarder.

-le 3e: j'ai très vite senti la différence entre le style de Cuaron et Colombus. Entre nous, Colombus était parfait pour les premiers et son ambiance un peu enfantine (c'est monsieur Maman j'ai raté l'avion, ne l'oublions pas) mais comme le 3e tome marquait un changement dans l'écriture et la mentalité des héros, ça me semblait assez normal de changer de réalisateur aussi. Cependant, Cuaron n'était pas un bon choix à mon sens. Il n'a pas du tout respecté l'ambiance instaurée par Colombus visuellement. John Williams en revanche a bien su se renouveler en respectant l'esprit. Mais la direction était trop différente. Certes, dans le livre on suggère que nos trois héros passent plus de temps à barouder... mais pour moi ça ne signifiait pas forcément en jean. Et puis j'en veux toujours à ce film d'avoir totalement ringardisé le personnage d'Hermione que j'appréciais encore beaucoup (après ça s'est pas arrangé à cause de la miss Watson) en lui faisant prononcer cette remarque: "C'est à ça que mes cheveux ressemblent vu de dos?!". Mais alors là j'ai envie de dire: WTF? Hermione? La fille aux cheveux crépus qui prend soin de son apparence pour la première fois de sa vie lors du bal de la coupe de feu? L'intello un peu snob qui ne pouvait se mélanger avec les autres filles? Bref, ça résume bien mon avis sur ce film je crois. Plus prosaïque (on commence à perdre de vue les costumes, les personnages hauts en couleur comme Hagrid, l'ambiance "école des sorciers", etc.), plus infidèle. Les acteurs grandissent et ça commencent à se sentir qu'ils ne savent pas jouer (surtout pour Daniel Radcliffe). Rien que le plan final était une faute de goût monstrueuse. Le film m'a laissé de marbre.

-Le 4e: je vous l'ai dit, c'est mon préféré (avec le 5). Mais là, la "coupe" était pleine. On change encore de réalisateur, et de compositeur aussi cette fois (et à part deux thèmes potables, Patrick Doyle n'a vraiment rien fait de transcendant). L'accent commence à être sérieusement mis sur les histoires d'amour des protagonistes. Bon, déjà c'est ce qui me saoulait le plus dans les livres, heureusement ça restait encore suffisamment en retrait pour que ça passe. Pas dans le film. Tout est donné pour la scène de bal, qui en met plein les yeux pendant 20 sec et qui s'avère finalement assez ratée tellement les discussions sont pathétiques. Les défis auraient pu être intéressants, mais ils sont à peine exploités (en particulier le 2e). Daniel Radcliffe devient franchement moche et insupportable, et joue de plus en plus mal (le doublage y est pour beaucoup, je le reconnais). Et puis la fin... déçue mais déçue! C'est sans émotion, on ne ressent rien, pourtant dans le livre, quelle force il y avait! Les dernières pages étaient simplement épiques.

-Le 5e: Hop, cette fois on passe à Yates. Un de mes pires visionnages je crois; pourtant j'aime beaucoup ce tome aussi. Le retour de Voldemort, l'histoire de la prophétie, et tout ce qui se passe au ministère... de très beaux moments. Mais là, j'avais déjà commencé à décrocher, hélas. Je ne suis pas du tout rentrée dans le film. On passe d'une scène à l'autre sans savoir pourquoi, un tas de choses sont laissées de côté, c'est sans saveur. En particulier la fin, une fois de plus. Jamais vu une mort plus ratée dans l'histoire du cinéma. C'est confus, sans émotion, mal fait. On ressort de la salle avec une impression de vide.

-Le 6e: Un tome que je n'ai pas du tout aimé, qui tourne trop autour des triangles amoureux et c'est assez ridicule tellement ils se renvoient la balle du "je t'aime mais...". Je reconnais à Rowling une évolution réussie de la mentalité des personnages. Evidemment, dans ce tome ils ont 16 ans, leur hormones les travaillent, et ça se sent. Hormis quelques scènes (en particulier celles qui concernent les cours d'Oclumancie, et les scènes dans la Pensine, qui sont éclipsés du film, et bien sûr, toute la dernière partie), le livre m'a laissé sceptique. Pour le coup, j'ai trouvé le film fidèle même si l'accent est encore plus mis sur les histoires sentimentales et le reste encore plus mis de côté. Mais je peux pas trop le lui reprocher, il n'a rien inventé. La dernière partie en revanche, est très réussie, tout à fait comme je l'imaginais: la caverne, le décor, etc. Quand même déçue par la cérémonie de fin qui ne vaut pas du tout le chapitre "The White Tomb" du livre. On nous aura fait plus pleurer avec la mort de Dobby... alors que jamais je n'avais été aussi émue et en larmes en lisant un livre!... bref, globalement assez fidèle, mais pas ma tasse de thé.

-Le 7e (partie 1): Yates est conservé au poste, ce qui est une bonne chose. Il parvient à rendre l'ambiance définitivement plus sombre de ce dernier tome. Pour la première fois depuis le 1, j'ai trouvé le film bien adapté. Il manque des choses, certes, mais c'est relativement fidèle et bien fait. Les décors sont très beaux, les scènes bien retranscrites. Reste toujours quelques soucis de sentimentalisme mal placé entre Ron et Hermione mais encore une fois, la faute incombe à Rowling. La scène au ministère est très réussie (et ne pas voir la tête de Emma Watson et Daniel Radcliffe aide beaucoup). Une bonne surprise donc, malgré quelques erreurs de goût. J'ai pas évoqué la musique des derniers films car je trouve la musique de Hooper assez fade: ici Alexandre Desplat s'en sort un peu mieux, c'est pas transcendant mais ça colle au film, et niveau ambiance ça marche bien. On est encore loin du niveau de John Williams mais bon, ça me semble normal.

Voilà "my two cents" sur la question. Pour en revenir à un débat plus général sur les adaptations, après avoir hésité entre la réponse 3 et 4, j'ai voté la 4. Films et livres sont des médias différents. Complémentaires, peut-être. Ce qui est certain c'est qu'on ne peut pas faire passer à l'écran et sur des pages le même message. De base il y a donc un lourd handicap qui rend l'adaptation si difficile et parfois si ratée, selon le degré de difficulté.

Cependant, il y a une catégorie à part de livres qui ressemblent à des scénarios: beaucoup de dialogues, des scènes très visuelles où on perçoit presque les travellings, les changements de plans, etc. Pour moi c'est par exemple le cas de Fight Club, non seulement très bien adapté mais en plus meilleur que le livre. Plus pertinent. C'est comme si le réalisateur avait mieux saisi le propos que l'écrivain lui-même et avait su le mettre en valeur: une vraie réussite.

C'est aussi le cas, pour moi, de Au-delà de nos rêves. Matheson a un talent indéniable pour l'écriture, mais je pense qu'il est meilleur écrivain qu'il n'est poète. Le livre est beau, fort, bourré d'idées et de réflexions intéressantes sur l'après-mort. Mais pour un livre qui nous raconte comment, par amour, un homme va retrouver sa femme en Enfer (elle s'est suicidée), ça manque un peu de romantisme, ça reste parfois trop prosaïque. Dans le film, le réalisateur s'est plus d'une fois montré infidèle, mais encore une fois, c'est pour mieux faire ressortir le potentiel du livre, sa force. Un livre qui est en plus si visuel ne pouvait qu'être magnifique porté à l'écran avec de beaux effets, et c'est le cas. A chaque image, on a envie de faire un print screen tellement c'est beau. Au final, il m'aura plus émue que le livre.

Je citerai aussi Orange mécanique. La plus grosse différence entre le film et le livre, c'est le langage d'Alex: s'il paraît parfois un peu bizarre dans le film, dans le livre on ne peut pas le comprendre sans avoir recopié le lexique de fin sur une feuille à part (ce que j'ai fait), y'a donc un côté beaucoup plus dépaysant. Mais pour le reste, Kubrick a tout compris (pas comme pour The Shining, aussi bon soit-il...): c'est très fidèle et le visuel de l'époque rajoute au côté malsain du propos. La musique, tant évoquée dans le livre mais qu'on ne peut entendre, aide beaucoup aussi. Une vraie réussite.

Je pense qu'il faut, à la base, un échange fort entre le réalisateur et ce qu'il adapte pour que la réalisation soit réussie. Les "commandes" sont souvent sans faveur. Mais en revanche, des gens comme Darabont, qui est absolument fou amoureux de Stephen King, sont pour moi les plus aptes à adapter les oeuvres de leur auteur préféré. Ils les "ressentent". Darabont est pour moi le seul homme à avoir su adapter King correctement. Que ce soit Les évadés, La ligne verte ou The Mist, il a tout compris.

Je ne vais pas parler du Seigneur des Anneaux, je pourrais chipoter en disant que je reste vexée que Jackson n'ait pas repris le retour dans la Comté tel qu'il est dans le livre ou par l'absence de Tom Bombadil, mais globalement je comprends ses choix, et je les approuve. Adapter une oeuvre aussi dense et complexe n'a pas du être facile, et il s'en tire avec brio. La musique, les décors, les acteurs, tout est là! Le livre semble prendre vie! Mais je pense que le travail a été facilité par les innombrables descriptions de Tolkien et encore une fois, Jackson est un fan du livre!

Mais pour tous ces bijoux évoqués, il y a les erreurs. Hannibal, puisque tu l'évoques, parlons-en: si Dragon Rouge et Le silence des agneaux s'en sortent honorablement bien (je pense que les thrillers sont des genres plus faciles à adapter, aussi), Hannibal est l'une des pires adaptations que je connaisse. Pourtant Hopkins est toujours aussi bon, Julianne Moore reprend le rôle de Jodie Foster avec brio, et Hans Zimmer est à la composition. Pour le reste, c'est n'avoir rien compris (voire pas lu) le livre pour en faire un tel gâchis. Je parle même pas de la fin, qui est d'une infidélité éhontée. Les fins, c'est d'ailleurs souvent là que le bât blesse: SE7EN est un bon film, qui respecte relativement bien le livre... jusqu'à la fin.

Pour en revenir à Thomas Harris, il est vrai que Young Hannibal ressemble fortement à une commande pour faire du business: c'est relativement insipide et moins bien écrit que ses précédents livres, et ça a été adapté presque aussitôt après la sortie du livre.

Ou encore, puisque nous en avions parlé dernièrement: Le portrait de Dorian Gray... je reviendrais pas dessus tellement j'ai trouvé ce film ridicule, digne d'un film de série b, bien loin du propos d'Oscar Wilde. Les décors sont beaux, les acteurs bien choisis... mais c'est vraiment la seule chose qu'il a pour lui. On est bien loin des passionnantes conversations philosophiques sur la beauté et la jeunesse échangées entre Lord Henry et Basile.

Et puisque je parlais de Stephen King, je trouve que dans le genre "je collectionne les films ratés" (il le cherche peut-être aussi), il est number one. Bon, The shining c'était sublime, mais ça n'avait rien à voir avec le livre. Carrie s'en tire pas mal, et y'a quelques réussites hors des Darabont (je pense à Dead Zone - pas la série, bien sûr-, u encore Misery) mais sinon on tombe vite dans les vieux films kitschs et mal faits des années 80.

Le Dracula de Bram Stoker a été maintes fois adapté, mais c'est souvent du grand n'importe quoi je trouve. On retrouve rarement l'ambiance du livre et on n'en conserve que les éléments qu'on veut bien. Le look totalement improbable de Gary Oldman dans l'une des adaptations donne une idée de la chose.

Entretien avec un vampire était une réussite: on n'y retrouve pas les mêmes choses à l'écrit qu'à l'écran mais les deux se complètent bien. Tom Cruise a parfaitement su faire ressortir le cynisme de Lestat. Les dialogues sont très bons, très proches de ceux du livre, l'ambiance est là aussi. Par contre, La reine des damnés c'est un désastre comme j'en ai jamais vu. Un vrai petit films pour ados rebelles, avec du "rock" et que des acteurs sexy. Par contre niveau scénar, c'est zéro. Je pourrais parler d'infidélité, ce serait un doux euphémisme. C'est un massacre comme j'en connais peu. C'est mal joué, mal tourné, c'est convenu, ringard, moche! Pas une ligne du roman n'a été respectée: la moitié des personnages disparaissent, même les histoires d'amour ne sont pas les mêmes! Quant à ce qui faisait toute l'essence du livre, à savoir l'histoire de Mekare, vous pouvez crever la gueule ouverte. Une grosse perte d'argent.

Cassiopeeh avait évoqué La boussole d'or: je la rejoins sur son avis. Encore une fois, ça sent la commande purement commerciale: on met pleins d'acteurs connus, des effets spéciaux gros comme ça, un livre à succès, on secoue et ça donne... ça. C'est d'une nullité absolument risible tellement c'est hollywoodesque, énorme. Le montage est gros, attendu. Tout ce que le livre avait d'intelligent et d'original a été supprimé. On nous sort les gros mots qui font vendre comme "prophétie", "magie",... et la Poussière dans tout ça? La relation avec les daemons? Heureusement le public ne s'y est pas trompé, pas de suite prévue face à un tel échec.

Je ne vais pas me lancer sur le sujet, mais puisqu'on parle d'adaptation, il n'y a pas que les livres qui font des films... il y a des jeux (Final Fantasy - sublime!, Resident Evil - là, je pleure, Mario - là, je me coupe les veines, etc.), les attractions (Pirates des Caraïbes et Haunted Mansion - non, on ne parle pas d'Eddie Murphy, merci), les comics (tous les super-héros), des animes (Avatar, le dernier maître de l'air) etc. Ou, parfois les livres ne sont pas adaptés en film mais en série (Dexter par exemple: la première saison suit la trame du livre - enfin, à peu près jusqu'à la fin, mais la suite, c'est du pur free style). Voire l'inverse, le procédé de novélisation: les films qui inspirent des livres. Mais bref.

Je pourrais citer d'autres exemples, et c'est vrai que parfois les films ont eu plus de succès que les livres: Autant en emporte le vent, bien sûr, mais aussi Le magicien d'Oz, ou même Les Oiseaux se cachent pour mourir! Mais bien souvent, les adaptations sont des échecs. Cela s'explique bien: à chaque lecteur d'un même livre, sa propre interprétation. Il y a autant d'adaptations possibles que de lecteurs, et ils n'ont pas les mêmes attentes: on repart forcément déçu par tel ou telle chose. C'est donc rare qu'ils fassent l'unanimité (même si ç'a été relativement le cas avec Le seigneur des Anneaux).

Et puis je dois reconnaître que comme tout le monde je pense, j'ai vu bons nombres de films adaptés sans avoir lu les livres. En vérité, on ne s'en rend pas compte, mais une majeure partie de la production cinématographiques actuelle est adaptée. Vous croyez voir un film original, jusqu'au générique où vous lisez le petit "adapté de...". Du Diable s'habille en Prada à The Lovely Bones en passant par Big Fish, aucun genre n'y échappe et lire tous les livres qui en sont tirés n'est pas une mince affaire. On peut donc parfois apprécier les films sans avoir lu les livres... je dirais même que c'est la meilleure façon de les apprécier, même si c'est souvent dommage pour les romans qu'on rate. Mais c'est difficile d'échapper aux livres adaptés. Le cinéma y puise de plus en plus, faute d'inspiration, peut-être.

Au final j'ai peut-être voté un peu vite car développer mon avis m'a permis de nuancer. Certaines oeuvres sont de vrais défis à adapter (j'attends de pied ferme l'adaptation de La tour sombre dont j'avais juré qu'il était inadaptable tout en souhaitant qu'on me prouve le contraire) et si je pense qu'au fond toute oeuvre est inadaptable dans le sens où on n'aura forcément pas la même chose à l'écran que sur une page, à mon avis le tout est de précisément jouer là-dessus car les deux peuvent parfois se compléter et une adaptation peut donc être réussie, à la condition que le film ne soit pas une simple commande commerciale et surtout, que le réalisateur soit à la base lui-même fan du livre... ça peut le rendre subjectif, mais selon moi, seul un fan peut comprendre un autre fan et ça donne généralement de bons résultats. Les films purement commerciaux ne donnent le plus souvent rien de bon (je pense par ailleurs aux films Disney, désolée pour eux).

Pour moi, un film doit compléter le livre: lui rester fidèle, mais jouer de l'argument "visuel et sonore" dont il peut prétendre par rapport au livre. En somme, être son alter ego, mais pas en tentant de mettre de littérature à l'écran, plutôt en transformant la littérature en images. Etre différent, mais fidèle, aussi paradoxal cela puisse-t-il paraître. Tenter de transposer mot à mot un livre est aussi idiot que de détourner totalement son propos. Il y a entre les deux un juste milieu à atteindre. Assez bizarrement, c'est parfois en faisant des infidélités au roman qu'on restaure le mieux son message - c'est ce que j'ai ressenti avec le roman de Matheson cité plus haut.

Bref, voilà un long message mais je pense avoir fait plus ou moins le tour de la question. Il y aurait encore des choses à dires, des titres à citer, mais je vous rend la parole pour le moment! Razz
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_Lili_



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 15:55

Je pense également qu'il est plus simple d'adapter une comédie ou un drame (Autant en emporte le vent, BJ, Le diable s'habille en Prada, etc. ..) qu'un univers à part entière (HP, SDA, Stephen King, etc. ...).



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 16:00

Lords of the ring, une grande réussite.
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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 19:05

Sans oublier les livres de Jurassic Park qui sont écrits en même temps que les scénarios des films sauf le 3.
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Bibou



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 23:08

J'ai voter pour le choix n° 3.
Il a de bonnes adaptations mais il y en a aussi des mauvaises c'est comme tout.
Pour moi, une adaptation idéale, c'est de respecter quand même l'œuvre original le plus possible tout en modifiant des choses pour que ça soit plus cohérent à l'écran, voire même de donner une autre direction à l'histoire. J'apprécie quand le réalisateur donne un minimum sa touche personnelle. Pour moi il y a pas d'intérêt de faire du copié/collé, autant lire le livre ça revient au même.

Mes adaptations préférées sont les suivantes:

Harry Potter et l'Ordre du Phénix:
J'ai tout simplement adoré. Je m'attendais vraiment à quelque chose de pas terrible. Enfaite j'appréhendais surtout la durée du film, car 2h20 pour résumé un livre de 1000 pages c'était un peu chaud quand même. Pourtant c'est l'épisode qui a relancé la saga pour moi après la déception qu'a été la coupe de feu. Le film se veut plus psychologique que les autres, plus vivant et plus vraie aussi. Il y a toutes les scènes qu'il faut, j'ai retrouvé exactement le même esprit et la même ambiance que dans le livre, et c'est juste génial. Et pour finir la BO bute.

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé:
David Yates continu en adaptant le 6ème tome et là encore j'ai trouvé le film superbe. Déjà esthétiquement, la photographie est juste orgasmic. Le film respecte plutôt bien le livre, surtout la scène de la caverne. Après j'ai adoré aussi le changement opéré à la fin (la fuite du prince), l'émotion est encore plus grande que dans le livre je trouve. Et les scènes rajoutées sont intéressantes et originales (En particulier la scène quand Slugorhn cède son souvenir à Harry)
J'ai trouvé que cette adaptation donnait une nouvelle dimension à l'histoire, c'est carrément intéressant.

Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 1: Surement le meilleur film de la saga. Tout y est, il est très fidèle au livre. C'est le film le plus mature et le plus sombre de tous assurément. La mise en scène de Yates est toujours aussi géniale, l'introduction est original et on ne s'ennuie pas une seule seconde. (Les "longueurs" du film ne m'ont pas du tout dérangées) Le film s'arrête là ou je voulais exactement, c'est parfait. Vivement la partie 2.

Peter Pan de PJ Hogan: Rien a redire, le réalisateur à su retranscrire à la perfection l'œuvre de Barrie au cinéma. L'esthétique est sublime, la mise en scène est sublime, les musiques sont sublimes, les acteurs sont sublimes... Tout est sublime. Un chef d'œuvre !

Silent Hill
: Beaucoup critique ce film, pourtant j'ai bien aimer moi. L'ambiance du jeu est bien présente, les musiques aussi et visuellement il respecte le jeu original. Une bonne surprise donc, bien supérieur à la daube qu'est Resident Evil.

Coraline: J'ai carrément préféré le film que le livre, la preuve qu'une adaptation peut être d'un grand intérêt. Le film est moins enfantin que le livre, et bien plus malsain aussi. J'ai vraiment adorer l'ambiance morbide du film, alors que dans le livre je l'ai pas vraiment ressenti.

Voilà pour le moment.

Quelques adaptations qui m'ont déçus:

-Resident Evil (sérieux afterlife c'est un gros nanar quoi, j'ai jamais vu une telle daube)

-Harry Potter et la Coupe de Feu: J'avoue avoir passer un bon moment en le voyant, c'est le plus spectaculaire de tous. Mais j'ai trouvé le scénario terriblement bancal, c'est trop rapide et incompréhensible. Le montage est dégueu et la direction des acteurs est très mauvaise (Dumbledore OMG) Newell à voulu faire un blockbuster et visiblement il a oublier de respecter le livre. Le pire de la saga pour moi.

- Alice aux pays des merveilles (Burton): Ben oui ca reste une adaptation. Et j'ai pas aimer du tout. C'est moche, chiant et basique. Au revoir l'univers décalé du livre. Le dessin animé se veut plus dérangeant, plus cruel au final que la version de Burton... C'est dingue.

Mais il reste de nombreuses adaptations que j'ai vu et dont je n'ai pas lu les livres comme Le Seigneur des Anneaux par exemple. (Que j'ai adorer!)


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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 11 Avr 2011 - 23:15

Livres et films étant deux médias tellement différents, faisant appel à des émotions et des ressentis si différents qu'une trahison du matériel d'origine me parait obligatoire et surtout nécessaire. C'est une opinion générale, il y a forcément des exceptions. Mais je pense vraiment que la différence même de nature de ces deux médias fait qu'on ne peut pas franchement espérer avoir une retranscription fidèle d'un livre.

Pour Harry Potter, le quatrième livre est mon préféré, mais effectivement son adaptation m'a déçu. Au contraire, j'ai trouvé le troisième film extrêmement réussi parce qu'il prend des libertés avec le livre. Et comme Serleena, la fin du 4 et 5ème films m'ont paru très fades alors que ce sont des passages extrêmement forts dans les livres (parce qu'en film, il aurait été trop hard de montrer la résurection de Voldemort par exemple).

Da Vinci Code est un super bouquin : évidemment ce n'est pas de la grande littérature, mais c'est malin, très rythmé et haletant. L'adaptation filmée suit de près la trame du livre... et rend le film interminable, mou, incompréhensible et assez ridicule. Anges et Démons prend des libertés avec le livre et gagne en efficacité.

Bref, au final, je pense qu'il y a autant de bonnes adaptations que de plantades... mais je crois surtout qu'il faut voir chaque adaptation comme des trahisons réfléchies d'un livre, l'accepter et juger le film comme un film, avant de le voir comme un roman filmé...
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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Mar 12 Avr 2011 - 20:20

Otacon a écrit:

Peter Pan de PJ Hogan: Rien a redire, le réalisateur à su retranscrire à la perfection l'œuvre de Barrie au cinéma. L'esthétique est sublime, la mise en scène est sublime, les musiques sont sublimes, les acteurs sont sublimes... Tout est sublime. Un chef d'œuvre !

Silent Hill
: Beaucoup critique ce film, pourtant j'ai bien aimer moi. L'ambiance du jeu est bien présente, les musiques aussi et visuellement il respecte le jeu original. Une bonne surprise donc, bien supérieur à la daube qu'est Resident Evil.

Coraline: J'ai carrément préféré le film que le livre, la preuve qu'une adaptation peut être d'un grand intérêt. Le film est moins enfantin que le livre, et bien plus malsain aussi. J'ai vraiment adorer l'ambiance morbide du film, alors que dans le livre je l'ai pas vraiment ressenti.

Je plussoie tes choix. Je pense que le film Silent Hill a parfaitement su restaurer l'ambiance glauque et malsaine des jeux, contrairement à son alter ego de chez Nintendo où rien que la présence de Milla Jovovich dans le rôle d'Alice était une blague... depuis quand y'a un personnage qui s'appelle Alice dans RE? Pourtant, c'était pas comme si y'avait besoin d'en inventer: on aurait pu avoir Jill, ou Claire. Mais non. On obtient une grosse daube qui ressemble à rien avec des groupes de rock/métal en guise de BO, afin de faire vendre.
Cela dit, y'a eu un film d'animation qui reprend les personnages du jeu (Claire et Léon), Resident Evil: Degeneration. C'est pas trop mal foutu et au moins on retrouve le côté "jeu-vidéo", mais on est très loin d'un Advent Children niveau qualité.

Je te rejoins aussi sur Peter Pan qui révèle le visage plus dur et plus cruel du personnage, pourtant peu exposé. J'ai adoré le film.

Pour Coraline, j'ai acheté le livre mais pas encore lu. Cela dit, j'ai l'impression que Gaiman est très doué pour les histoires pour gosses. J'ai un ami à moi qui est ultra fan de cet auteur et trouve que le film Coraline est un massacre. En revanche, il a apprécié l'adaptation de Stardust (encore un que j'ai acheté mais pas encore lu).

Pour Alice, ton avis se défend. Moi j'ai tendance à y voir une histoire suffisamment polyphone pour que chacun y voie une histoire différente et en tire une adaptation différente. Et je pense que Disney, ayant déjà exploré le côté "bizarre" et enfantin du livre a donc voulu ici nous livrer un film qui ne serait pas une simple redite, avec un scénario et une exploitation différents du dessin-animé. Je doute que Burton ait eu son mot à dire sur autre chose que la réalisation.

cypher22: D'accord avec toi sur le Da Vinci Code même si personnellement j'avais aimé le livre aussi peu que le film. Mais Anges et démons retrouve en effet le rythme qui manquait au premier.

Sinon, certains livres sont favorisés quant à leur adaptation par rapport à d'autres, en effet. Il est clair qu'adapter Le diable s'habille en Prada ce n'est pas la même chose qu'adapter Le seigneur des Anneaux (surtout avec autant de fans qui vous attendent au tournant). Il y a donc certaines égalités dans le domaine. Mais ça n'empêche parfois pas des déceptions dans le premier cas et des bonnes surprises dans le second.
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kirari



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Mar 12 Avr 2011 - 22:09

J'ai choisi l'option 3, mais je me méfie beaucoup des adaptations maintenant. Tout cela à cause surtout d'harry Potter.

Maintenant il y a du bon et du moins bon.
Dans le bon, on peut citer sans crainte les célèbres Lord of the rings, mais il y a aussi Orgueil et Préjugés, PS I love you, I am Legend, La gloire de mon père, le chateau de ma mère (pour les films moins récent) ou le sublime The Reader par exemple.

Dans les daubes, mis à part les HP, je peux citer Le portrait de Dorian gray ou encore Le Da vinci code (je ne l'ai vraiment pas trouvé fidèle), ou alors la suite Twilight.

Le problème des adaptations, c'est surtout qu'ils met en image des scènes que nous nous offrons le droit d'arranger à notre gré, et qu'en plus les réalisateurs se permettent souvent quelques écarts du scénario. Y a des moments où on a du mal à reconnaitre meme l'oeuvre original derrière l'oeuvre cinématographique.

Je me suis penchée sur les adaptations dès le collège, en regardant l'adaptation en dessins animés de bouquins que j'appréciais énormément (petite princesse et le petit lord fauntleroy), et déjà là j'avais commencé à avoir quelques déceptions.

Je vais toujours à reculons au ciné quand j'ai déjà lu les bouquins de peur d'être déçu, mais c'est toujours bon de voir l'image qu'un réalisateur à d'un livre.




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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Mer 20 Avr 2011 - 13:57

Intéressant ce débat ! Alors pour ma part je n’arrive pas à voter parce que j’hésite entre trois choix :
1/ le livre est inadaptable par essence
2/ Le rapport bonnes/mauvaises adaptations s’équilibre. Il n’est pas facile d’établir une tendance.

Et donc pour équilibrer, tout cela je pense me tourner vers le choix n°4 : Les adaptations font la plupart du temps de mauvais films ; les quelques rares réussites sont celles qui confirment la règle, sorte de moyenne entre les deux.

La juriste en moi ne résistant pas à l’idée de faire un plan en deux parties, c’est parti pour les justifications :

I. Le livre est inadaptable par essence

Deux points là dedans : le problème de la narration et le problème de l’imaginaire du lecteur.

Concernant la narration : un livre est forcément plus dense en détails car le plus souvent, un narrateur est là pour expliquer la scène, les détails et autre en dehors de l’action. Le lecteur peut donc se faire une idée du décor et de ce qui se passe sans passer directement par les interactions entre les personnages. Dans un film, pas de narrateur a priori, éventuellement une voix off au début qui explique mais bon qu’on ne va pas garder tout le long du film, du coup la plupart du temps, on comprend ce qui se passe (les détails visuels, on les voit bien sûr) de la bouche des personnages, ce qui peut donner des conversations surréalistes.
Ex typique : les adaptations d’Harry Potter (je vais pas vous mentir, je les ai toutes détestées, alors que je suis amoureuse des livres). Je trouve que les dialogues sont creux et surréalistes parce que les personnages sont obligés de donner des indications aux spectateurs pour que ceux-ci comprennent. Résultat, on arrive à un dialogue par exemple entre Harry et Ron et Hermione où les uns et les autres s’expliquent des choses qu’ils sont déjà sensés savoir. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre mais prenons un exemple caricatural : Harry qui dirait à Ron « non mais tu sais bien que Rogue, le prof de potions est… blablabla » > non mais Ron il le sait bien qui est Rogue, il est à l’école aussi. Forcément celui qui n’a pas lu le livre a besoin de l’indication, mais celui qui l’a déjà lu le sait et va trouver que la conversation manque de cohérence au fond vu qu’Harry explique à Ron une évidence. Et à mon avis, même celui qui n’a pas lu le livre, quand bien même il aurait besoin de l’information pourra également retrouver ce manque de cohérence vu que lui aussi peut comprendre que Ron était sensé le savoir. J’espère que vous me suivez.
Je nuance quand même ce propos sur la narration en disant que cela s’applique bien sûr davantage aux récits denses en détails comme peuvent l’être les sagas dont HP, le Seigneur des anneaux, etc. Un récit plus concis sera moins affecté par ce problème.
Exemple « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda. Je n’ai pas trouvé que l’adaptation souffrait de beaucoup de défauts et pas celui là en tout cas. Mais c’est aussi parce que le décor n’est pas créé de toutes pièces et moins immersif, donc moins de détails.

De plus, concernant la narration, un film sera obligé de couper un maximum de scènes ou de détails parce que forcément tout faire passer par des dialogues est plus long que d’écrire 5 lignes pour expliquer quelque chose. Là encore cf Harry Potter et tout ce qui manque dans les films.

2ème problème : l’imagination des lecteurs.
Je fais partie de ces lecteurs qui s’immergent complètement dans le récit et se retranscrivent complètement les scènes à leur manière. J’ai donc des visuels très précis de Poudlard par exemple, des personnages, des scènes de Quidditch, etc. Et quand je regarde le film, c’est souvent si loin de ce que j’imagine moi quand je lis le livre que je n’arrive pas du tout à retrouver l’intrigue. Au final, dans les adaptations d’Harry Potter, je suis incapable de dire les contenus des films. Je connais l’histoire par cœur, mais dire précisément ce qui a été intégré au film ou non, flou total, je n’arrive rien à retenir. Seul exception : je me souviens de la scène de l’entrainement de danse pour le bal du tournoi des 4 sorciers dans HP 4 > Sauf qu’elle a été inventée et n’existe pas dans le livre. Ce qui m’amène presque à dire que je serai pour les adaptations qui ne sont pas fidèles.
Car si l’imaginaire du lecteur sera confronté à une vision du livre qu’il n’a pas, lorsque l’adaptation s’éloigne un peu de l’original, le lecteur pourra trouver une ouverture intéressante à l’histoire. Bien sûr il faut que ça soit bien fait.

En résumé, sur ces deux points : le livre est inadaptable par essence en ce qui concerne les sagas et autres récits très denses, il doit être adapté au support cinématographique et à ses contraintes, c’est à dire s’éloigner de l’adaptation littérale pour donner plus de profondeur et rendre le récit comme un film en tant que tel et non le passage du papier à l’écran avec des coupures.

Bien sûr l’exception qui confirme la règle : le seigneur des anneaux. Malgré la lourdeur et la densité du récit, je trouve l’adaptation assez formidable.

Ce qui m’amène à ma 2ème partie sur le fait qu’il existe néanmoins de bonnes adaptations.


II/ Le rapport bonnes/mauvaises adaptations s’équilibre. Il n’est pas facile d’établir une tendance.

Si j’exclue mon problème de narration et d’imagination en concluant qu’il faut s’éloigner du livre et ne pas axer à tout prix sur l’adaptation la plus fidèle possible, il subsiste des bonnes adaptations. Cette partie aura donc en fait pour objet de lister les points positifs des adaptations réussies.

Parmi ces adaptations réussies, je peux citer par exemple des livres que je n’ai pas aimés. Car au final, mon imaginaire n’est pas touché, vu que je n’appréciais pas le livre à la base.
Par exemple, « le diable s’habille en Prada ». J’ai vraiment eu du mal à le finir tant je trouvais que c’était long et lourd. Le film en revanche, a donné une comédie amusante, pas prise de tête et fraîche et a repris les aspects à mon sens les plus visuels pour un film.
Evidemment ce critère restera personnel dans la mesure où un réalisateur ne va pas cadrer pour faire un film qui plaira à ceux qui n’ont pas aimé le livre, je constate juste que c’est un facteur favorisant l’appréciation ou non d’une adaptation.

2ème facteur favorisant : ne pas avoir lu le livre avant. Forcément le film étant moins profond, lire le livre après est indéniablement favorable à l’appréciation de l’adaptation : pas d’idée pré-conçue, pas d’imaginaire formaté. Et quand on lit le livre après, on constatera les différences, on sera immergé dans une autre ambiance, éventuellement on critiquera le film mais un film n’étant pas aussi immersif qu’un livre à mon sens, le décalage entre les deux sera moins frappant et surtout moins choquant.
Ex personnel répondant à ce cas : l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, je l’ai lu après avoir vu le film et j’aime les deux bien que l’adaptation ne soit pas fidèle. Ca reste pour moi, deux histoires similaires mais avec des interprétations différentes, une réussite. Je ne suis pas sûre que je n’aurais pas apprécié le film si je l’avais vu après avoir lu le livre. La raison pour laquelle je pense que l’adaptation est réussie, c’est que le film a une identité à part entière, il retranscrit le livre mais s’en détache et trouve sa propre personnalité.

Je conclue en reprenant la plupart de vos avis : les deux médias sont différents et les adaptations doivent tenir compte de ce paramètre. L’adaptation ne pourra être réussie que si le film trouve une identité et n’est pas simplement une retranscription visuelle ce qui a été écrit. Des aménagements sont nécessaires. Et pour revenir sur l’exemple d’HP, son plus grand défaut est sans doute de vouloir retranscrire entièrement et fidèlement le livre alors que cela n’est pas possible matériellement et donc de finir en une version abrégée et sans profondeur.
Je partage donc tout à fait l’avis de Serleena « Pour moi, un film doit compléter le livre: lui rester fidèle, mais jouer de l'argument "visuel et sonore" dont il peut prétendre par rapport au livre. En somme, être son alter ego, mais pas en tentant de mettre de littérature à l'écran, plutôt en transformant la littérature en images. Etre différent, mais fidèle, aussi paradoxal cela puisse-t-il paraître. Tenter de transposer mot à mot un livre est aussi idiot que de détourner totalement son propos. Il y a entre les deux un juste milieu à atteindre. Assez bizarrement, c'est parfois en faisant des infidélités au roman qu'on restaure le mieux son message - c'est ce que j'ai ressenti avec le roman de Matheson cité plus haut. »
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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Sam 23 Avr 2011 - 2:15

En UN mot : RETARD.

C'est nul et frustrant de poster juste pour dire ça, mais comme ma contribution se fait attendre...

Déjà, j'adore vos réponses, c'est hyper intéressant de vous lire! Serleena et Lo, magnifiques posts! Réponses très développées et bien organisées!

Il me tarde de réagir à vos réponses et de vous faire partager mon propre avis, mais à l'heure actuelle, je ne pense pas avoir le temps de me lancer dans une si ambitieuse aventure, et je tiens à faire ça bien! Je repasserai plus tard, mais je continue à vous lire!




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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Sam 23 Avr 2011 - 19:02

Je pense que le rapport bonnes/mauvaises adaptations s'équilibre.

Une très mauvaise adaptation a par exemple été celle du Da Vinci Code de Dan Brown (et de la suite Anges et Démons) ou alors Harry Potter et le Prince de Sang Mélé, donnant plus l'impression d'une comédie sentimentale à l'eau de rose plutôt que du film qui devait résolument poser les bases de l'épilogue de la saga. Du moins, c'est l'impression que ce film m'a laissé.

Du côté des bonnes, voire très bonnes, adaptations, je pense qu'on peut citer l'excellent Mystic River, de Clint Eastwood, adapté d'un livre de Dennis Lehane, ou même des chefs d'oeuvre comme Autant en emporte le Vent, porté à l'écran par Victor Flemming d'après le roman de Margaret Mitchell. D'autres oeuvres adaptées avec brio me reviennent encore à l'esprit : Le Pont de la Rivière Kwai, adapté de Pierre Boulle ; les diverses adaptations des romans Dracula (Bram Stoker) et Frankenstein (Mary Shelley), devenus pour certaines des classiques de l'épouvante et du cinéma tout court ; Le Nom de la Rose, avec Sean Connery, adapté d'Umberto Eco, qui, je pense, valait le sublime livre du maestro italien ; ou même, et pour terminer, Les Raisins de la Colère, du célébrissime John Ford, qui reflète bien l'atmosphère du roman de Steinbeck.

Bref, il y a du bon...et du moins bon ! Mais toute adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire n'est pas bonne à jeter...



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Sam 23 Avr 2011 - 19:03

@kirari a écrit:
J'ai choisi l'option 3, mais je me méfie beaucoup des adaptations maintenant. Tout cela à cause surtout d'harry Potter.

Maintenant il y a du bon et du moins bon.
Dans le bon, on peut citer sans crainte les célèbres Lord of the rings, mais il y a aussi Orgueil et Préjugés, PS I love you, I am Legend, La gloire de mon père, le chateau de ma mère (pour les films moins récent) ou le sublime The Reader par exemple.

"Sans crainte"? Pour le coup, je te rejoins pas sur tous. Orgueil et Préjugés, par exemple: je ne sais pas si tu parles du film ou du téléfilm (je n'ai pas vu ce dernier même si je compte y remédier pour les beaux yeux de Colin Firth)... mais autant j'ai adoré le livre, autant le film m'a laissé de marbre. Pourtant, j'adore Matthew McFadyen dedans mais je dois avouer que c'est Keira Knightley qui m'a plombé tout le film. Quelle idée de l'avoir choisie pour jouer Elizabeth!... Toute la qualité et la finesse d'écriture du livre disparaît du film, même la musique est fade... c'était peut-être inévitable, mais franchement il ne m'a pas touché du tout. J'ai une amie qui m'a dit que le téléfilm était meilleur donc je pense le voir prochainement, on verra bien si c'est juste moi ou pas! Razz

Idem pour Je suis une légende. J'ai pas lu le livre, je n'ai fait que le parcourir, mais je situe bien le style de Matheson et j'ai une autre amie qui l'a lu avec qui j'en avais parlé longuement, et si pour le reste l'adaptation s'en sort bien, la fin n'a rien à voir à ce qu'elle m'a dit. Avec le film on tombe dans la fin classique hollywoodesque ce qui n'est pas le cas dans le livre - qu'il faut absolument que je lise. Une fin, c'est important, comme je l'ai évoqué pour SE7EN ou Hannibal, la modifier est sacrilège!


Lo: beau post, très intéressant à lire! Smile Au final, nos posts se complètent bien: on aborde pas forcément les mêmes points (il ya beaucoup trop de choses à dire pour être exhaustif) mais on a la même vision je pense.

Le problème des adaptations c'est aussi, comme tu l'évoques, qu'on doit faire table rase: certes, les adaptations s'adressent prioritairement aux fans mais pour ne pas exclure tout un public qui n'a pas lu les livres mais pourrait être intéressé par les films, on est obligé de s'entendre expliquer tout ce qu'on sait déjà. Et cela, à chaque film, même si c'est une saga, encore une fois, dans l'idée que parfois certains embarquent après la mise à flot. Autrement dit, beaucoup de blabla inutile qui font perdre un temps précieux au film, coûtant parfois des scènes un peu gratuites par rapport à l'avancée de l'histoire mais importantes pour les fans!

Pourtant, paradoxalement, j'ai parfois l'impression (en parlant toujours de HP pour rester sur l'exemple de base) que ceux qui n'ont pas lu les romans ne peuvent absolument pas saisir toute l'ampleur de l'intrigue. Un film se doit d'avoir un rythme soutenu, les plans s'enchaînent et bientôt le scénario est fini, emballé c'est pesé, mais que s'est-il passé entre temps? Une confusion d'images rapides, sans profondeur, d'éléments d'intrigues qu'on n'a pas le temps d'analyser et qui nous perdent bien vite. Je m'en rends compte parce que je n'ai pas lu les derniers tomes depuis longtemps (depuis leur sortie anglaise, en fait) et j'ai donc oublié pas mal de choses. Alors quand je redécouvre ce qui s'y passe dans les films, parfois je suis paumée et je me demande vraiment où tout ça est censé nous mener!
Du coup je me demande vraiment si quelqu'un qui n'a pas lu du tout les livres peut comprendre tout ce qui se passe tant c'est parfois bâclé. Ça rejoint peut-être ce que tu disais sur le fait que les films n'ont pas la même lecture du livre que toi et que du coup tu es incapable de restituer ce qui s'y passe.

Comme toi, je pense aussi que le passage du livre au film se fait souvent avec difficulté, tandis que l'inverse est beaucoup plus profitable: comme on a vu le film en premier on a un regard moins critique sur lui tandis que le livre ne s'appréciera pas moins (sauf sur certains aspects et je pense bien entendu au suspense... connaître la fin d'un livre le rend parfois moins intéressant à "vivre").

Et encore, même pas sûr! Par exemple, j'ai vu La ligne verte au cinéma: à ce moment là je lisais déjà assidûment Stephen King mais n'avait jamais eu ce livre-ci entre mes mains. Je ressors du cinéma, tremblante, en larmes: un choc. Quelques mois plus tard, j'ai enfin l'occasion de lire le livre, ce qui m'a permis de constater à quel point Darabont s'est montré fidèle - ce qui n'empêche pas le livre d'être très complémentaire (la façon dont l'innocence de Caffey est expliquée dans le livre est mille fois plus poignante) - mais surtout, même en connaissant la fin d'avance, je n'ai pu m'empêcher de pleurer comme une madeleine et peut-être plus encore que devant le film! Aujourd'hui j'aime autant l'un que l'autre et je soutiens que Darabont n'aurait pas pu faire une adaptation plus réussie. Mais comme je l'ai dit, Darabont c'est un cas à part, je pense que personne ne peut nier que ce gars là est un dieu quand il s'agit d'adapter du King à l'écran. Et je reconnais que dans la plupart de ses livres, King a un style très "visuel", visiblement inspiré du cinéma... j'attends vraiment de pied ferme Howard sur La tour sombre! (Mais bon déjà s'il a préféré Javier Bardem à Viggo Mortensen pour le rôle de Roland je crois qu'on va pas s'entendre...)

Le style d'écriture des auteurs jouent beaucoup, surtout pour les romans classiques du type comédie romantique ou thriller: beaucoup d'auteurs modernes sont visiblement inspirés par la culture cinématographique et leurs scènes s'en ressentent; la façon dont elles s’enchaînent évoquent des séquences de plan, jusqu'à suivre la trame tel que le genre l'exige!
Par exemple, pour la comédie romantique: situation initiale et rencontre de nos deux protagonistes - longue mise en place de leur histoire d'amour malgré un contexte perturbé (ça peut être l'entourage, le travail, etc.) - mise à mal de leur relation lorsque l'un des deux (généralement l'homme) faute à cause du dit contexte - enfin, réconciliation (généralement, l'homme court après la femme qui allait quitter la ville pour se faire pardonner et tout se finit dans un aéroport où il fait sa déclaration publiquement) et happy end! Même Jane Austen l'avait compris déjà, à son époque!
Et ça marche aussi pour les thrillers, les films d'actions, bref tous les genres à codes. Le livre se nourrit du cinéma, et réciproquement. Peut-être qu'un jour l'écart sera de plus en plus réduit entre ces deux médias, qui sait?

En tout cas j'ai étudié les procédés d'adaptations et de novélisation dans le cadre de mon Master. D'un point de vue commercial, une adaptation est presque incontournable pour tout livre qui veut devenir ou qui est déjà best-seller. C'est assez triste, mais le marché de l'édition subsiste en grande partie grâce à ça. Ce n'est pas pour rien que les livres les plus vendus en France ont tous été adaptés...



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kirari



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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Sam 23 Avr 2011 - 19:28

@Serleena a écrit:

"Sans crainte"? Pour le coup, je te rejoins pas sur tous. Orgueil et Préjugés, par exemple: je ne sais pas si tu parles du film ou du téléfilm (je n'ai pas vu ce dernier même si je compte y remédier pour les beaux yeux de Colin Firth)... mais autant j'ai adoré le livre, autant le film m'a laissé de marbre. Pourtant, j'adore Matthew McFadyen dedans mais je dois avouer que c'est Keira Knightley qui m'a plombé tout le film. Quelle idée de l'avoir choisie pour jouer Elizabeth!... Toute la qualité et la finesse d'écriture du livre disparaît du film, même la musique est fade... c'était peut-être inévitable, mais franchement il ne m'a pas touché du tout. J'ai une amie qui m'a dit que le téléfilm était meilleur donc je pense le voir prochainement, on verra bien si c'est juste moi ou pas! Razz

Idem pour Je suis une légende. J'ai pas lu le livre, je n'ai fait que le parcourir, mais je situe bien le style de Matheson et j'ai une autre amie qui l'a lu avec qui j'en avais parlé longuement, et si pour le reste l'adaptation s'en sort bien, la fin n'a rien à voir à ce qu'elle m'a dit. Avec le film on tombe dans la fin classique hollywoodesque ce qui n'est pas le cas dans le livre - qu'il faut absolument que je lise. Une fin, c'est important, comme je l'ai évoqué pour SE7EN ou Hannibal, la modifier est sacrilège!


Le fait est que Keira Knightley est une actrice qui dénature rapidement les personnages qu'elle joue. Je ne vais pas caché que sa présence dans un casting me refroidit rapidement, mais ici, je parlais effectivement du téléfilm de 1995 et non du film de 2005. Celui de 2005 est sympathique sans plus, très classique et n'a rien de bien attrayant. La série est bien plus fidèle au roman tout en y alliant de l'humour.

Pour Je suis une légende, la fin n'est pas fidèle au livre effectivement, et c'est dommage, mais c'est normal pour un film américain. Au lycée mon prof d'histoire nous avait expliqué qu'il était interdit au USA de montrer une fin bien trop sombre et c'est en parti pour cela que la plupart des films américains nous ressortent des ending classiques/mielleux/redits/pitoyables/cucul (rayer la (les) mention(s) inutile(s)). De ce fait donc, un bouquin tragique à la fin verra toujours son adaptatioin nuancé par le réalisateur, et d'ailleurs certains films présentes des fins alternatives, une spécifiques aux USA et une pour le reste du monde. Mais pris dans sa globalité, Je suis une Légende est une très bonne adaptation, en tout cas l'une des rares qui m'a séduite.




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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Sam 23 Avr 2011 - 20:03

@kirari a écrit:


Le fait est que Keira Knightley est une actrice qui dénature rapidement les personnages qu'elle joue. Je ne vais pas caché que sa présence dans un casting me refroidit rapidement, mais ici, je parlais effectivement du téléfilm de 1995 et non du film de 2005. Celui de 2005 est sympathique sans plus, très classique et n'a rien de bien attrayant. La série est bien plus fidèle au roman tout en y alliant de l'humour.

Pour Je suis une légende, la fin n'est pas fidèle au livre effectivement, et c'est dommage, mais c'est normal pour un film américain. Au lycée mon prof d'histoire nous avait expliqué qu'il était interdit au USA de montrer une fin bien trop sombre et c'est en parti pour cela que la plupart des films américains nous ressortent des ending classiques/mielleux/redits/pitoyables/cucul (rayer la (les) mention(s) inutile(s)). De ce fait donc, un bouquin tragique à la fin verra toujours son adaptatioin nuancé par le réalisateur, et d'ailleurs certains films présentes des fins alternatives, une spécifiques aux USA et une pour le reste du monde. Mais pris dans sa globalité, Je suis une Légende est une très bonne adaptation, en tout cas l'une des rares qui m'a séduite.

On est d'accord alors Very Happy Je t'en dirais plus quand j'aurais vu le téléfilm!

Pour Je suis une légende, je trouve que c'est un faux prétexte. Au risque de parler encore de Darabont, je t'invite à regarder The Mist (film sublime au demeurant): une fin plus sombre que ça, tu meurs, et pour le coup, c'est bien le réalisateur qui fait de l'excès de zèle car la fin de la nouvelle est plus ouverte et une 'happy end' est envisageable. Comme quoi, quand on veut, on peut! Wink
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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 25 Avr 2011 - 13:17

@Serleena a écrit:
Lo: beau post, très intéressant à lire! Smile Au final, nos posts se complètent bien: on aborde pas forcément les mêmes points (il ya beaucoup trop de choses à dire pour être exhaustif) mais on a la même vision je pense.

Le problème des adaptations c'est aussi, comme tu l'évoques, qu'on doit faire table rase: certes, les adaptations s'adressent prioritairement aux fans mais pour ne pas exclure tout un public qui n'a pas lu les livres mais pourrait être intéressé par les films, on est obligé de s'entendre expliquer tout ce qu'on sait déjà. Et cela, à chaque film, même si c'est une saga, encore une fois, dans l'idée que parfois certains embarquent après la mise à flot. Autrement dit, beaucoup de blabla inutile qui font perdre un temps précieux au film, coûtant parfois des scènes un peu gratuites par rapport à l'avancée de l'histoire mais importantes pour les fans!

Pourtant, paradoxalement, j'ai parfois l'impression (en parlant toujours de HP pour rester sur l'exemple de base) que ceux qui n'ont pas lu les romans ne peuvent absolument pas saisir toute l'ampleur de l'intrigue. Un film se doit d'avoir un rythme soutenu, les plans s'enchaînent et bientôt le scénario est fini, emballé c'est pesé, mais que s'est-il passé entre temps? Une confusion d'images rapides, sans profondeur, d'éléments d'intrigues qu'on n'a pas le temps d'analyser et qui nous perdent bien vite. Je m'en rends compte parce que je n'ai pas lu les derniers tomes depuis longtemps (depuis leur sortie anglaise, en fait) et j'ai donc oublié pas mal de choses. Alors quand je redécouvre ce qui s'y passe dans les films, parfois je suis paumée et je me demande vraiment où tout ça est censé nous mener!
Du coup je me demande vraiment si quelqu'un qui n'a pas lu du tout les livres peut comprendre tout ce qui se passe tant c'est parfois bâclé. Ça rejoint peut-être ce que tu disais sur le fait que les films n'ont pas la même lecture du livre que toi et que du coup tu es incapable de restituer ce qui s'y passe.

Tout à fait d'accord avec toi, je pense aussi que ceux qui n'ont pas lu les HP, les malheureux!, ne peuvent vraiment pas tout comprendre et d'ailleurs j'ai déjà eu des échos dans ce sens. D'ailleurs, l'histoire est largement tronquée dans l'adaptation et je me demande quand même comment ils vont arriver à retomber sur leurs pieds avec la 2ème partie du 7. Je trouve ça dommage dans la mesure où l'histoire écrite par J. K. Rowling était une merveille au niveau du ficelage, où chaque petit détail avait son importance pour l'histoire, exemple pour moi hyper flagrant sur ça, la mention toute discrète en une ligne des "diligences sans chevaux" pour entrer à l'école, et ce détail trouve en fait toute son importance 3 tomes plus tard. Ce n'est qu'un exemple mais ils sont nombreux. Parenthèse à part, si l'histoire est aussi bien ficelée sur des détails, les intrigues principale et subsidiaires le sont encore plus. Et par exemple quand les non-lecteurs apprennent au début du film 7 1ère partie ce que sont les Horcruxes, je doute qu'ils puissent faire la rapprochement avec les autres dont on a déjà eu connaissance comme le journal de Jedusor par exemple.

Au final, l'intrigue de HP étant très denses, les films ne peuvent en avoir une vision que partielle, sauf que j'ai tendance à penser que tous les éléments de l'histoire ont leur pertinence pour une compréhension globale, et c'est à ce titre que pour les films sont un massacre. Ou peut être simplement que les réalisateurs n'ont pas fait le meilleurs choix quant aux éléments indispensables ou non...


Citation :
Comme toi, je pense aussi que le passage du livre au film se fait souvent avec difficulté, tandis que l'inverse est beaucoup plus profitable: comme on a vu le film en premier on a un regard moins critique sur lui tandis que le livre ne s'appréciera pas moins (sauf sur certains aspects et je pense bien entendu au suspense... connaître la fin d'un livre le rend parfois moins intéressant à "vivre").

Tout à fait, avec une nuance qui m'est personnelle : la question du suspense. Ca ne m'embête pas de connaitre la fin du livre à l'avance parce que je fais partie de ces gens qui ont du mal à "s'investir émotionnellement" dans un livre/film. J'ai du mal avec l'imprévu et il me faut toujours un laps quand je commence une histoire quelque soit le support pour m'investir notamment avec les personnages. Mais, quoiqu'il en soit, la fin des livres et de leurs adaptations peuvent être très différentes donc ce n'est pas toujours un handicap.

Citation :
Le style d'écriture des auteurs jouent beaucoup, surtout pour les romans classiques du type comédie romantique ou thriller: beaucoup d'auteurs modernes sont visiblement inspirés par la culture cinématographique et leurs scènes s'en ressentent; la façon dont elles s’enchaînent évoquent des séquences de plan, jusqu'à suivre la trame tel que le genre l'exige!
Par exemple, pour la comédie romantique: situation initiale et rencontre de nos deux protagonistes - longue mise en place de leur histoire d'amour malgré un contexte perturbé (ça peut être l'entourage, le travail, etc.) - mise à mal de leur relation lorsque l'un des deux (généralement l'homme) faute à cause du dit contexte - enfin, réconciliation (généralement, l'homme court après la femme qui allait quitter la ville pour se faire pardonner et tout se finit dans un aéroport où il fait sa déclaration publiquement) et happy end! Même Jane Austen l'avait compris déjà, à son époque!
Et ça marche aussi pour les thrillers, les films d'actions, bref tous les genres à codes. Le livre se nourrit du cinéma, et réciproquement. Peut-être qu'un jour l'écart sera de plus en plus réduit entre ces deux médias, qui sait?

C'est très vrai, et d'ailleurs les "bonnes" adaptations sont souvent issues de ce style d'écriture qui se rapproche déjà à l'origine de la technique cinématographique, vu que comme tu le dis si bien, le décalage se fait moins sentir. Mais j'ai quand même tendance à penser que seront indéniablement favorisés les comédies, thrillers, plus que les sagas, qui par définition sont plus denses, ou encore toutes les histoires basées sur du paranormal ou de la création de monde, plus globalement les romans dont le cadre est un fait de l'imaginaire, où forcément le cadre, les règles, les moeurs étant inventées, il faudra l'expliquer aux spectateurs, ce qui ramène aux difficultés déjà évoquées.

Citation :
En tout cas j'ai étudié les procédés d'adaptations et de novélisation dans le cadre de mon Master. D'un point de vue commercial, une adaptation est presque incontournable pour tout livre qui veut devenir ou qui est déjà best-seller. C'est assez triste, mais le marché de l'édition subsiste en grande partie grâce à ça. Ce n'est pas pour rien que les livres les plus vendus en France ont tous été adaptés...

Et c'est malheureusement très triste.... Tant que le marché de l'édition subsiste, rien n'empêche en tant que lecteur de ne pas aller voir les adaptations, et de se concentrer sur les autres films dont on ne sait pas qu'ils sont des adaptations. Ce qui est le plus triste en fait, ce n'est pas le fait que les films se basent sur les livres, passe encore, mais plutôt toutes les adaptations qui ne sont faites que dans le but de "vendre" à tout prix. Heureusement, il y a parfois une justice et ces "daubes" ne font pas toujours un carton. A trop miser sur du commercial à tout prix, les réalisateurs se plantent parfois allègrement. Je reprends à titre d'exemple, celui de la série "A la croisée des mondes". Très fan des livres, j'ai eu envie d'hurler devant le film. Bon à la base, je pense que c'est très difficilement adaptable, pour les mêmes raisons que HP d'ailleurs, mais là, il y avait tous les défauts. Rien qu'à commencer par le litre du 1er, "la boussole d'or", mais sérieusement? Alors c'est sûr c'est surement plus racoleur que "les royaumes du Nord" mais à ce stade, c'est déjà trahir le livre... Bref, le plus malheureux dans cette adaptation, c'est que je doute fortement que ceux qui ont vu ce massacre iront lire le livre, qui est pourtant une merveille.
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MessageSujet: Re: [Débat] Les adaptations cinématographiques : Consécration ou Sacrilège? Lun 25 Avr 2011 - 15:22

@Lo a écrit:
Bref, le plus malheureux dans cette adaptation, c'est que je doute fortement que ceux qui ont vu ce massacre iront lire le livre, qui est pourtant une merveille.
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. Dans mon cas, j'ai vu l'adaptation à la télévision et j'ai bien aimé, ce qui m'a justement donné l'envie de lire les livres. Les gens qui voient une adaptation sans avoir lu les livres à l'origine de ces films ne voient généralement pas le massacre que tu peux y voir (c'est normal évidemment ^^), et cela peut dans certains cas donner l'envie de lire les histoires originelles. Ce qui en fait est malheureux de constater, c'est que la plus grande partie du public allant au cinéma ne cherchera pas à aller plus loin que le film visionné, soit par manque d'intérêt après une adaptation bâclée ou non réussie, soit parce que justement ils sont satisfaits de ce qu'ils ont vu. C'est là où l'on constate le côté à double tranchant de la dépendance de la littérature par rapport au cinéma aujourd'hui qui a été relevée plus haut : d'une part cela peut permettre effectivement de porter à la postérité une oeuvre littéraire (ou pas ^^), mais cela peut aussi d'autre part faire complètement oublier le livre. C'est là où on constate aussi le manque d'intérêt et de curiosité de gens de nos jours, ce qui est bien dommage.
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