La mienne:
Un nouveau chef d’œuvre instantané des studios Pixar...
Les
génies artistiques qui ont insufflé la vie à des jouets, qui nous ont
fait parcourir l’océan avec Nemo, saliver avec un rat cuistot, donnent
cette année une âme à un robot dans
WALL•E. Et une fois de
plus, c’est une très grande réussite. Ce petit amas de métal réussit à
toucher le spectateur en plein cœur. Rien de surprenant en soi, venant
de la part de ceux qui se sont fait connaître en mettant en scène une
lampe de bureau !
WALL•E est un film remarquable qui relève avec brio bon nombre
de défis. Il réussit tout d’abord à rendre attachant un petit cube de
ferraille surmonté d’une paire de jumelles.
Visuellement, le studio se surpasse encore une fois. On pensait avoir tout vu avec la Route 66 de
Cars - Quatre Roues ou le Paris romantique de
Ratatouille, force est de constater que les paysages présentés dans
WALL•Esont encore plus beaux : des visions sombres et apocalyptiques d’une
Terre abandonnée aux sublimes passages dans l’espace. Le plan où notre
petit robot accroché à un vaisseau spatial touche du bout de ses pinces
les anneaux de Saturne en restera une illustration marquante.
L’autre défi du film est le parti pris d’en faire un long-métrage
quasiment muet. Pixar ose en effet construire un film autour d’un héros
qui ne peut s’exprimer que par des bruits robotiques. Ce qui fait de ce
dernier le digne héritier de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin.
L’animation joue ici un rôle encore plus important et nous offre des
moments irrésistibles de drôlerie qui passent essentiellement par le
talent des artistes animateurs. Si ses moyens de se faire entendre sont
limités, Wall.e s’est tout de même offert les services du légendaire
Ben Burtt(qui a crée les sons de beaucoup des créatures de Star Wars dont R2),
qui a composé une palette de bruits et sons en tout genre donnant au
petit robot sa personnalité si attachante.
Plus qu’un film d’animation,
WALL•E excelle dans le
mélange des genres : la science-fiction à qui il rend un vibrant
hommage à travers des clins d’œil savoureux à des oeuvres comme le 2001
de Kubrick ; ou l’histoire d’amour bouleversante de simplicité.
L’obstination du petit robot à vouloir partager son amour avec l’élue
de son cœur de métal est touchante de naïveté et trouve tout son sens
dans une fin émouvante.
WALL•E, c’est aussi une satyre à
tendance écolo efficace et osée, avec de nombreux piques au
gouvernement Bush, à l’irresponsabilité des grosses firmes ou à
l’obésité, qui en prennent tous pour leur grade. Des messages forts qui
passent aisément sans pour autant faire du film un donneur de leçon…
Qu’on se le dise,
WALL•E n’est pas un Al Gore animé !
WALL•E, c’est un festival d’émotions sur fond de décors galactiques
et épiques dans lequel les robots apprennent l’humanité aux hommes. Il
trouvera sans peine sa place dans le panthéon des plus beaux
chefs-d’œuvre du studio à la lampe de bureau ! http://inbedwithkinoo.canalblog.com/archives/2008/07/02/9775782.html_________________
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